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Apollon Limassol

Excelsior Mouscron

 
1er match européen de l'Excelsior Mouscron
 
2ème tour préliminaire de la Coupe UEFA 1997-98. (Match aller, le 12/08/1997)
 
 
     
 
Alexandros Michael
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
C. Christofi
 
 
 
 
 
 
 
 29'
 
 
 
 
C. Pittas (C)
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
M. Charalambous
 20'
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
F. Filippou
 
 
 
 
 65'
   
 
 
 
 
 
Nicky Papavasiliou
 
 
 
 
 
 
 
 81'
 
 
 
 
Marios Kyriakou
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
Milenko Spoljaric
 
 
 
 
 77'
 
 25'
 
 
 
 
Rudi Vata
 36'
 
 
 60'
   
 
 
 
 
 
Jovo Miseljic
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 81'
N. Mlandenukic
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
Alkis Marcou (G)
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
A. Sofocleous
 
 
 
 
 65'
   
 
 
 
 
 
Marios Pefkos
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
Georgios Kais
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 81'
Georgios Iosifides
 
 
 
 
 77'
   
 
 
 
 
 
Stavros Georgiou
 
 
 
 
 
 
     
 
 
 
 
 
 
 
Angelos Tsolakis
 
 
 
 
 60'
     
 
 
 
 
 
 
 
Momcilo Vukotic
 
 
 
 
 
 
 
M. Adrian Stoica
 
Tsirion Stadium à Limassol. (10.500 spectateurs)
 
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Tout se jouera à Villeneuve-d'Ascq !
Dans la fournaise chypriote où il disputait son premier match européen, l'Excel n'a ni déçu ni flambé.


Les Hurlus auront bien besoin du soutien populaire, dans quinze jours, pour forcer les portes de la Coupe de l'UEFA. Invités, hier soir, à entrer dans la danse du deuxième tour qualificatif, ils ont concédé un partage blanc qui leur imposera en effet de remporter coûte que coûte la victoire au Stadium de Villeneuve-d'Ascq où ils trouveront asile. Le résultat de ce mardi, somme toute logique, n'est pas mauvais en soi dans la mesure où l'opposition chypriote s'avéra bien plus consistante que prévu.
Plus encore que l'adversaire, Mouscron appréhendait les conditions de jeu qu'allait lui imposer ce prologue continental. Jouer au football, au coeur du mois d'août, à Chypre, relève effectivement du travail de forçat. Alors que la nuit était tombée sur Limassol, une chaleur anéantissante baignait toujours le stade Tsirion à l'heure du coup d'envoi. Sans une petite brise soufflant de la mer toute proche, les joueurs auraient rapidement souffert d'asphyxie. La prudence manifestée par les Hennuyers en début de rencontre était d'autant plus compréhensible que la pelouse était, elle aussi, truffée de chausse-trapes. Mieux valait donc, aux yeux de Broos, s'engager crescendo dans cette partie plutôt que d'opérer d'emblée en surrégime. L'adversaire, du reste, n'était pas là pour plaisanter. Soutenu par plus de 10.000 supporters bien en voix, Apollon témoigna d'une application et d'une détermination justifiant la présence, dans ses rangs, de mercenaires de l'Est eux-mêmes placés sous la direction d'un entraîneur serbe. L'amateurisme n'est décidément plus de mise nulle part, et l'Inter lui-même faillit bien l'apprendre à ses dépens, voici quatre ans, en échappant de peu, ici même, à une élimination précoce.
Pierre, pour sa part, fut méchamment séché peu après que Feys eut échappé au pire sur un centre au cordeau de Spoliaric. La partie tournait déjà au vinaigre pour l'Excel frappé d'avertissements et contraint, jusqu'au repos, à miser essentiellement sur le contre. Mais hormis une occasion gâchée par Pierre, vraiment très orphelin de Ban, Michael ne fut jamais inquiété alors que son vis-à-vis Feys dut constamment redoubler de vigilance sous les assauts répétés des opposants, hargneux à souhait, volontiers provocateurs et pour tout dire bien plus fort qu'on les attendait.
La seconde période, bien plus passionnante et animée, vit encore Limassol démarrer pied au plancher. Feys, impeccable, rassura les siens au prix de deux interventions très nettes alors que Lesjak faillit bien, à la 50e, rééditer le coup de Sclessin. Encouragé par ses 150 sympathisants et une cinquantaine de supporters lierrois venus à leurs frais de Nicosie, l'Excel entra vraiment dans le match après l'heure, offrant à Vidovic l'occasion d'inscrire le but de la victoire. Mais à la faveur d'un extraordinaire ré-flexe, Michael priva notre nouveau Diable de cette satisfaction.

JEAN-LOUIS DONNAY (Journal Le Soir du 13 août 1997)

Source : Les archives du journal Le Soir